Également appelés réflexes de survie, primitifs ou primordiaux, les réflexes archaïques sont des programmes moteurs encodés génétiquement qui émergent spontanément chez le fœtus dès la cinquième semaine de conception (réflexe de retrait).
Un réflexe archaïque est une réaction musculaire involontaire, incontrôlée faisant suite à une stimulation interne ou externe (une caresse, un bruit, une lumière, une odeur…).
Les réflexes archaïques émergent de manière chronologique pendant trois phases que sont la grossesse, le jour de la naissance et la première année de vie.
Chaque réflexe a une tâche à accomplir à un moment donné du développement. Une fois cette tâche terminée, le réflexe doit s’inhiber (s’intégrer dans la coordination motrice du corps) pour permettre à d’autres d’émerger, entraînant ainsi le développement du système nerveux central.
A quoi ça sert ?
Les réflexes archaïques nous permettent de faire face à la vie, et de nous adapter au monde environnant.
Ils permettent au nourrisson d’assurer les fonctions nécessaires à sa survie : s’alimenter (réflexe de fouissement, succion, déglutition…), se protéger (réflexe de parachute, Moro…), se déplacer (Babinski, reptation), manipuler des objets (réflexes d’agrippement et de traction des mains), communiquer (réflexes faciaux)…
Ils représentent notre « alphabet du mouvement », les échafaudages grâce auxquels les étapes du développement neuro sensoriel et moteur de l’enfant peuvent être franchies avec succès les unes après les autres.
C’est quoi l’immaturité neuro motrice ?
Le mauvais développement ou la non intégration d’un ou plusieurs réflexes peut être la cause d’un « parasitage » au niveau de la sphère corporelle (posture, coordination , équilibre), de la sphère émotionnelle (confiance en soi, gestion du stress, sécurité intérieure), et de la sphère cognitive (concentration, mémorisation, apprentissage).
Les réflexes non intégrés risquent de se manifester quand nous sommes sous stress ou en situation d’apprentissage.
Le système nerveux va être « surchargé » , et ne sera plus ou pas assez disponible, et de ce fait, l’apprentissage sera compromis.
« C’est comme si on marchait avec un petit caillou dans la chaussure », dixit Paul Landon, nous empêchant d’exploiter pleinement tout notre potentiel.